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Pour les aidants

Devenir aidant de ses parents : les premières démarches

APA, évaluation GIR, logement, MaPrimeAdapt', droits du salarié aidant : la feuille de route des premières semaines, étape par étape.

Une femme d'environ 75 ans installée sur un monte-escalier au milieu d'un escalier, son fils adulte à ses côtés avec la main posée sur son épaule, dans un intérieur chaleureux et lumineux
Sommaire de l'article
  1. 1Par où commencer quand on devient aidant de ses parents ?
  2. 2Faut-il demander l’APA, et comment ?
  3. 3Comment sécuriser le logement de son parent ?
  4. 4L’APA et MaPrimeAdapt’ peuvent-elles se cumuler ?
  5. 5Quels sont les droits d’un salarié qui devient aidant ?
  6. 6Ce que nous vous conseillons
  7. 7Où trouver de l’aide pour ne pas être seul dans ces démarches ?

Un parent qui ralentit, qui monte moins facilement l’escalier, qui oublie un rendez-vous : le rôle d’aidant commence souvent sans qu’on l’ait choisi. Il n’existe pas de « formulaire pour devenir aidant ». Ce qu’il y a, ce sont des démarches concrètes à enclencher, dans un ordre qui évite de perdre du temps. Voici la feuille de route des premières semaines.

Par où commencer quand on devient aidant de ses parents ?

Par un état des lieux simple, à la maison, avant toute démarche administrative. Observez ce qui est devenu difficile au quotidien : se laver, s’habiller, monter l’escalier, préparer un repas, gérer les papiers. Ces difficultés sont exactement ce que mesure la grille AGGIR, l’outil officiel utilisé pour évaluer la perte d’autonomie (source : service-public.fr). Elle regarde 10 activités dites « discriminantes », notamment communiquer, se repérer dans le temps et l’espace, faire sa toilette, s’habiller, se nourrir, assurer l’hygiène de l’élimination, ou se lever et s’asseoir, et 7 activités domestiques et sociales : préparer les repas, gérer son budget, faire le ménage, utiliser un transport, prendre son traitement, faire des achats, pratiquer des loisirs.

Ce premier regard sert à deux choses : savoir si une demande d’APA a du sens, et repérer tout de suite les points de danger du logement, en particulier l’escalier et la salle de bain, deux lieux où les chutes sont fréquentes chez une personne âgée qui perd en équilibre.

Faut-il demander l’APA, et comment ?

Oui dès que votre parent a 60 ans ou plus et montre des signes de perte d’autonomie, à condition qu’il réside en France de façon stable. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile sert à payer, en totalité ou en partie, les dépenses nécessaires pour rester chez soi : aide à domicile, aides techniques, adaptation du logement, accueil temporaire. Elle est versée par les services du département (source : service-public.fr).

La demande se fait en ligne ou avec le formulaire cerfa n°16301, selon le département. Il faut joindre une photocopie de votre carte d’identité (recto et verso), de votre passeport ou de votre livret de famille (carte de résident ou titre de séjour en cours de validité si votre parent est étranger hors Union européenne, EEE ou Suisse), le dernier avis d’imposition ou de non-imposition, un relevé d’identité bancaire (RIB), et, dans certains cas, le dernier avis d’imposition de taxe foncière.

Une fois votre dossier reçu, le département a 10 jours pour en accuser réception ; s’il est incomplet, les services du département vous demandent les pièces manquantes. Un professionnel de l’équipe médico-sociale se déplace ensuite au domicile pour évaluer le degré de perte d’autonomie selon la grille AGGIR, et proposer un plan d’aide. Vous avez 10 jours pour l’accepter ou demander des ajustements. La décision finale doit intervenir dans les 2 mois qui suivent la réception de votre dossier complet.

Seuls les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l’APA (GIR 1 = la perte d’autonomie la plus forte, GIR 6 = la plus faible). En GIR 5 ou 6, l’APA n’est pas accessible, mais une aide ménagère ou une aide financière peut être demandée à la caisse de retraite (source : service-public.fr).

Les montants mensuels maximaux de l’APA à domicile selon le GIR

GIRMontant mensuel maximal du plan d’aide
GIR 12 080,33 €
GIR 21 682,30 €
GIR 31 215,99 €
GIR 4811,52 €

Une participation financière reste à la charge de votre parent selon ses ressources ; elle n’est jamais calculée de tête, le département la détermine lors de l’étude du dossier. Pour une urgence médicale ou sociale, une APA forfaitaire de 1 040,16 € peut être attribuée en urgence et provisoirement, en attendant l’évaluation complète.

Comment sécuriser le logement de son parent ?

En regardant d’abord l’escalier et la salle de bain, puisque ce sont les deux zones où une chute a les conséquences les plus lourdes. Si votre parent vit dans une maison à étage et que la montée devient pénible ou risquée, un monte-escalier peut éviter un déménagement souvent mal vécu. Les prix observés sur le marché français, pose comprise, vont de 2 500 € à 5 500 € TTC pour un escalier droit, et de 6 500 € à 14 000 € TTC pour un escalier tournant, avec un rail fabriqué sur mesure (source : boussole-senior.fr/monte-escalier/prix/). Un calculateur permet d’affiner selon l’escalier concerné.

Au-delà de l’escalier, MaPrimeAdapt’ finance plus largement l’adaptation du logement : aménagement de salle de bain (barre d’appui, douche à la place de la baignoire), WC surélevés, éclairage à détection de mouvement, élargissement des couloirs, et aussi le monte-escalier électrique lui-même. L’aide va de 50 % à 70 % des travaux selon les ressources, dans la limite d’un plafond de 22 000 € HT de travaux (source : service-public.fr et Anah). Pour comprendre les conditions d’éligibilité et la démarche à suivre pas à pas, notre page dédiée fait le point : MaPrimeAdapt’ 2026. Avant d’aller plus loin, le plus rapide est de vérifier en quelques questions si votre parent entre dans les critères, avec le simulateur d’éligibilité MaPrimeAdapt’.

Dernier point de sécurité du quotidien : la téléassistance, utile si votre parent vit seul et peut se retrouver en difficulté sans personne à proximité. Elle ouvre droit au crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, à hauteur de 50 % des dépenses de l’année, après déduction des aides déjà perçues (source : service-public.fr).

L’APA et MaPrimeAdapt’ peuvent-elles se cumuler ?

Oui, dans la limite du montant réel des travaux. MaPrimeAdapt’ se cumule avec les aides locales, la PCH et les aides à la rénovation énergétique, ainsi qu’avec l’APA selon ce que prévoit le plan d’aide (source : service-public.fr). Dans tous les cas, pour MaPrimeAdapt’, un accompagnement par un assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) agréé ou habilité par l’Anah est obligatoire, du diagnostic jusqu’au versement de l’aide. C’est lui qui calcule le montant exact auquel votre parent peut prétendre : aucun chiffrage ne peut être fait avant ce dossier.

Une inquiétude fréquente des familles concerne la succession : l’APA perçue par un parent n’est jamais récupérée après son décès, elle n’est pas remboursable ni sur la succession, ni auprès d’un légataire, d’un donataire, ou d’un bénéficiaire de contrat d’assurance-vie (source : service-public.fr).

Quels sont les droits d’un salarié qui devient aidant ?

Le principal est le congé de proche aidant, ouvert à tout salarié qui s’occupe d’un parent en perte d’autonomie résidant en France de façon stable. Sa durée maximale est fixée par convention collective, accord d’entreprise ou accord de branche étendu ; en l’absence de ces dispositions, elle est de 3 mois, renouvelable, sans dépasser 1 an sur l’ensemble de la carrière (source : service-public.fr). L’employeur ne peut pas le refuser.

La demande se fait au moins 1 mois avant la date de départ envisagée, sauf urgence : dégradation soudaine de l’état de santé du parent (attestée par certificat médical), situation de crise nécessitant une action urgente du salarié, ou cessation brutale de l’hébergement en établissement dont bénéficiait le parent (attestée par le responsable de l’établissement). Elle doit être accompagnée d’une déclaration sur l’honneur du lien avec le parent aidé, d’une déclaration sur l’honneur précisant si vous avez déjà pris un congé de proche aidant par le passé (et sa durée), et, si votre parent en bénéficie déjà, d’une copie de la décision d’attribution de l’APA ou d’une prestation liée à l’aide d’une tierce personne, ce qui montre l’intérêt de faire la demande d’APA en premier.

Le congé n’est pas rémunéré par l’employeur, sauf accord contraire, mais une allocation journalière du proche aidant (AJPA) peut compenser une partie de la perte de salaire : 66,64 € par journée ou 33,32 € par demi-journée, dans la limite de 66 jours par personne aidée et de 22 jours par mois (source : service-public.fr). La demande se fait auprès de la Caf ou de la MSA.

Autre point utile à savoir : pendant ce congé, le salarié ne peut en principe exercer aucune autre activité professionnelle, sauf s’il est employé par le parent lui-même lorsque celui-ci perçoit l’APA ou la PCH.

Ce que nous vous conseillons

Dans l’ordre : regardez d’abord la sécurité du logement (l’escalier, la salle de bain), puis déposez le dossier d’APA auprès du département, qui déclenchera l’évaluation GIR par un professionnel. En parallèle, si l’escalier ou une autre adaptation du logement est en jeu, vérifiez en quelques minutes l’éligibilité à MaPrimeAdapt’ avec le simulateur d’aides : vous saurez tout de suite si le dossier avec un AMO vaut la peine d’être engagé. Si un monte-escalier fait partie des solutions envisagées, la page MaPrimeAdapt’ 2026 détaille les conditions et le calendrier du dispositif, pendant que la page prix du monte-escalier donne des repères de budget avant devis. Si vous êtes salarié, parlez du congé de proche aidant à votre employeur dès que l’organisation du quotidien de votre parent le justifie : mieux vaut l’anticiper qu’attendre une situation d’urgence.

Où trouver de l’aide pour ne pas être seul dans ces démarches ?

Auprès des services du département, qui gèrent l’APA, et du conseiller France Rénov’ au 0 808 800 700 (service gratuit, coût d’un appel) pour tout ce qui concerne l’adaptation du logement et MaPrimeAdapt’. Un point d’information local dédié aux personnes âgées, le Pivot Local, peut aussi orienter selon votre ville ou code postal. Si vous souhaitez comprendre comment un comparateur indépendant comme le nôtre construit ses repères de prix et ses pages d’aides, notre méthodologie et notre page à propos détaillent l’approche du pôle conseil.

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Sources

Les règles et montants cités viennent de ces textes officiels et des pages de notre site. Ils ouvrent, pour la plupart, des sites de l'administration française.

  1. Service-public.fr : Allocation personnalisée d'autonomie (APA)
  2. Service-public.fr : APA, que sont les GIR 1 à 4 de la grille AGGIR ?
  3. Service-public.fr : Congé de proche aidant
  4. Service-public.fr : MaPrimeAdapt'
  5. Anah : MaPrimeAdapt', la nouvelle aide pour l'adaptation des logements à la perte d'autonomie

Publié le 5 novembre 2026, mis à jour le 5 novembre 2026. Une erreur, une règle qui a changé ? Écrivez-nous, nous corrigeons.

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